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My Nosy Komba sea trip 2017

Déc 27 / 2017 11:44
    NOSY KOMBA 2017

J’attendais beaucoup de ce voyage à Nosy pour l’avoir rêver depuis longtemps. Mais il ne faut pas se faire trop d’illusion sur ce type de voyage, il faut parfois que de nombreuses conditions soient réunies.
1- Les conditions climatiques dans un 1er temps
2- Avoir un bon guide qui vous mène sur les bon spots
3- Avoir le co-équipier en qui vous avez confiance
4- Avoir le matériel adéquat, avec un fusil au 90, vous ne cherchez pas le même poisson qu’au 130.
5- Que votre physique tienne la semaine, car les journées peuvent paraitre longue, problème ORL, crampes, petite blessures etc.

Dès mon arrivée dans l’eco Lodge chez Yolande à nosy Komba, nous sommes tout de suite rentré dans le dur. Alors que nous attendions le soir le retour de la sortie de pêche de nos camarades arrivés avant nous, nous avons un coup de fil de notre guide qui nous explique que mon co équipier Fabrice, médecin, allait devoir suturer un chasseur. Pour le blessé c’était soit Fabrice, soit le retour à l’hôpital de NosyBe, et à priori dans ce type d’endroit, on sait quand on rentre, mais pas toujours quand on sort.
Ce chasseur c’était fait mordre à la lèvre par un gros barracuda qui s’était enragué dans une épave à 23 mètres et avec la visibilité réduite et au moment de le récupérer, il n’ a pas eu de le temps de réagir à la charge de l’animal, qui lui ouvra la lèvre en 2. Résultat 4 points de sutures, mais cela ne l’empêchera pas de revenir parmi nous 3 jours plus tard.Rambo is back.

La découverte de l’équipe
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. En CSM on ne connait pas toujours les autres chasseurs, donc je ne connaissant personne à part mon coéquipier . Nous étions un groupe de 6, avec des chasseurs du Nord de la France très expérimentés. Il viennent ici depuis 10 ans et sont des anciens compétiteurs de CSM ou champion de France de tir sur cible, bref la chasse c’est leur dada.

Le guide : Antonin J. Bien connu des chasseurs Français il a accueilli pendant 5 ans des chasseurs, principalement Français dans l’hôtel qu’il tenait à Nos Komba. Il est aujourd’hui revenu en France et à accepter de revenir au pays pour 1 mois et organiser quelques sorties. C’est bien évidement lui aussi un chasseur d’expérience qui connait les zones comme sa poche, sait insister sur certains endroits sans en épuiser la richesse. bref, notre guide, c’est du solide.
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La découverte des fonds. En temps normal, en été, lorsque les vents sont bien placés, la visibilité peut avoisiner les 30 mètres, des coins qui n’ont rien à envier à la mer rouge. Pour ce qui est de notre semaine, la visibilité sera malheureusement moyenne, voir même médiocre par endroit. Mais pour les habitué de la chasse dans le Nord de la France, c’est déjà le paradis.

Chaque jour nous sommes aller à la rencontre de spots différents, en général nous étions à la recherche de belles remontés rocheuses au large, nous permettant de faire de belles dérives dans le courant. il existe de nombreux plateaux de récifs corallien tout autour de Nosy Be. Notre guide en connait les moindres recoins. Donc laissez faire le spécialiste et pêchez sereinement.

La semaine a démarré fort avec beaucoup de poissons dans le bateau, ma première prise sera une belle carangue cochon, s’en suivra ensuite mon premier barracuda, mal tiré bien sur, ce qui m’a valu une petite frayeur quand j’ai eu droit à sa fameuse charge. Essayant de me morde au tibia, c’est grâce à le double épaisseur du lycra de la combinaison plus celle du chausson que ses dents n’ont pas réussit a m’atteindre. C’est comme cà qu’on apprend jeune padawan.
Carangue Cochon

Le deuxième jour était LA journée du thazard, ce poisson cousin du thon mais avec une mâchoire plus proche du barracuda est extrêmement puissant et prisé des chasseurs. J’ai eu la chance d’en rencontrer un beau de plus de 17 KG, ce sera le seul de mon séjour, mais quel souvenir.Ce jour là nous en ferons autour de 6, pesant entre 5 et 19 KG à peu près.
Thazards

Le troisième jour nous pêchons dans l’eau sale. Autour de 5 mètres de visi en surface et moins de 50Cm au fond. C’est une pêche qui ne me pose pas de problème, Normandie oblige, et j’en profite pour faire la rencontre de mon 1er Talangue, suivit de ma 1ere belle carpe rouge que j’irai chercher dans l’eau très sale, en dessous d’un banc de barracuda. Fabrice sortira aussi de beau barracudas.
Carpe rouge

Le quatrième jour, la journée commence avec la rencontre d’un magnifique banc de carangue, l’une d’elle rentrera sur le bateau.Et puis nous croiserons pour la première fois le fameux requin baleine, qui m’a fait le surprise de nager à 2 mètres derrière moi. Surprise de taille lorsque l’on ne s’y attend pas. Animal tellement magnifique à observer qu’il fera le plaisir de notre journée.

Le cinquième jour, sera le jour de ma plus belle prise. Après avoir remonté deux beaux Aprion, je vais croiser un poisson « trophée » .La GT (giant trevally) ou encore Caranx Ignobilis. Alors que j’étais en train de contempler un banc de barracuda qui tournait autour de moi, j’ai vu remonter du fond cette masse argenté et brillante. Le tir déclenché, j’ai cherché à brider le poisson pour éviter qu’elle ne s’abime sur le fond. Cela me couta un bel effort et tout en essayant de remonter en surface, je réalise que le moulinet de mon fusil est de plus en plus serré et qu’il se dévide trop lentement. J’essaye alors de m’aider de l’autre main pour dérouler plus rapidement le fil, mais cela me semble interminable.N’ayant pas encore une grande expérience de ce type de pêche et voyant que j’étais sur le point de perdre le poisson, j’ai fait un signe dans la panique à mon équipier, qui bien plus aguerri que moi avait déjà plongé pour m’aider et débloquer le moulinet. Le laissant ensuite la charge des derniers mètres j’ai pu reprendre mon souffle, non sans mal, en surface, avant que nous puissions travailler en surface. Le poisson doublé d’une autre flèche remontera sur le bateau. Un beau travail d’équipe qui m’a montré à nouveau l’importance du binôme en CSM.
Carangue GT

Ce sera je pense mon dernier beau poisson du séjour, la chaleur et les petits désagréments de l’Afrique ont entamés ma forme sur les 2 derniers jours. Les coefficients de marée étaient maintenant descendant et nous n’avons pris que quelques modestes prises. L’un d’entre nous croisera la route d’un marlin, qu’il rate malheureusement et d’un voilier, raté aussi.La loose.

NB: Les requins.
Les requins sont bien évidemment très présents que ces côtes mais il s’agit en majorité de requins de taille moyenne, assez inoffensif pour l’homme. Il faut bien évidement être prudent, car c’est quand ils sont nombreux que le danger guette. Le dernier jour, nous avons passé 2 heures sur un spot à essayer de remonter des poissons, qui une fois tirés, étaient instantanément dévorés par les requins. C’est sur que ce jour là, nous avions moins de poissons à bord.

C’est donc plein de couleurs et de souvenirs dans la tête que nous revenons en France. Au dire des anciens, Nosy Be c’est plus que c’était niveau poissons. Mais bon, quel endroit l’est encore…

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